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Lyrique

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1760 / Le théâtre de la Gaîté Lyrique est fondé à la Foire Saint-Germain.
1770 / reconstruction boulevard du Temple (« Boulevard du Crime »).
1862 /Rasé par Haussman lors du percement du boulevard Voltaire puis reconstruit presque à l’identique par les architectes haussmaniens Alphonse CUZIN et Jacques-Ignace HITTORFF.
1869 / Rienzi de Wagner
1872 / OFFENBACH et son chef d’orchestre VIZENTINI l’occupent entre 1873 et 1875. (« La Belle Hélène » et « Orphée aux Enfers »).
en 1876, Offenbach, ruiné, abandonne le théâtre et entreprend une tournée aux Etats-Unis qui lui permet de rétablir sa situation.
1879 / La Gaité s'appelle "opéra populaire"
1880
/ Desbruyères, directeur
1888 / "La fille de Madame Angot"
1890 / Léon Vasseur : Le voyage de Suzette (fêtes persanes, défilés de cirque, cavalcades, exhibitions d’animaux savants...)
1903 / Les frères Isola achètent la Gaité / Hérodiade de Massenet
1909 / Cendrillon, Conte de fée / Isora Dunca
1910 / Henri Casadesus dirige le Théatre de la Gaité Lyrique à Paris et l'opéra de Liège
1913 / Panurge, Massenet
1914 / Lucien GUITRY, les ballets russes de Serge DIAGUILEV et Fedor CHALIAPINE, avec NIJINSKY..
1925 / Première rencontre de Georges Balanchine et Igor Stravinsky à la Gaité
1932 / Le Pays du Sourire
1935 / Malvina (Reynaldo Hahn)
1941
/ Franz Lehar dirige, en présence de militaires allemands, la 1038e représentation du Pays du sourire, interprétée par le ténor Delançay et par Ginette Catriens.
1946 / Georges Guétary
1947 / Andalousie (Mariano, Francis Lopez)
1954 / Robert Manuel
1956 / "Minnie Moustache", Les Compagnons de la Chanson
1958
/ Après la libération, Luis Mariano fête la 15 000e de «La Belle de Cadix»
1961 / "Visa pour l'Amour" de Raymond Vincy et Francis Lopez avec Luis MARIANO et Annie Cordy
1963 / fermeture
1970 / Orchestre de Paris
1974
/ Alexis Gruss ouvre sa première Ecole de Cirque dans le foyer de la Gaité
1975 / Jacques Chirac, maire de Paris, confit la Gaité Lyrique à Sylvia Monfort pour en faire le centre d’Animation Culturel de la Ville de Paris
1987 / Lancement du projet "Planète magique" par Jean Chalopin (Les Mystérieuses Cités d'Or, Ulysse 31, Les Entrechats, Les Minipouss, Les Bisounours, Jayce et les Conquérants de la Lumière, L'Inspecteur Gadget, Les Diplodos, La Lucarne d'Amilcar, Le Saint)
1989 / Ouverture et fermeture après 12 jours d'activité
1992 / Rapport de la Cours des Comptes :
"Construit sous le Second Empire, le Théatre de la Gaité Lyrique, initialement consacré à l'opérette, a été fermé en 1979. En 1987, la ville de Paris, qui en est propriétaire, en a concédé les locaux à la Société à exploitation de la Gaité Lyrique (SEGL) pour y créer un centre de loisirs destiné aux enfants et dénommé "planète magique". Les travaux, dont le coût était évalué à 220 millions de francs, devaient être financés pour partie par les apports des concessionnaires et pour partie par des emprunts garantis, à concurrence de 100 millions, en 1988 par la ville.
Une opération mal conçue et mal gérée
Se fiant aux actionnaires de la société, qui comptaient parmi eux un important groupe de communication et l'un des principaux établissements financiers de la place, la ville n'a pas discuté les prévisions des promoteurs, lesquelles pourtant ne reposaient sur aucune base sérieuse, ni exercé les pouvoirs de contrôle qu'elle s'était fait attribuer dans le contrat de concession. Elle s'est trouvée ainsi engagée dans une opération mal conçue et mal gérée, qui a connu un échec rapide ò ouverte le 19 décembre 1989, "planète magique" a fermé ses portes douze jours plus tard, ses attractions ne fonctionnant pas.
Une tentative de relance malheureuse
Les actionnaires de la SEGL. et le principal créancier - la société qui avait exécuté les travaux - s'étant toutefois entendus pour poursuivre l'exploitation, la ville de Paris s'est associée au plan de continuation de l'entreprise en accordant une nouvelle garantie d'emprunt de 65 millions de francs malgré les graves incertitudes entourant cette tentative de sauvetage. Celle-ci devait aboutir à un nouvel échec entraînant la mise en liquidation judiciaire de la SEGL. et l'appel en garantie de la ville pour le principal et les intérêts des emprunts, soit plus de 181 millions.
Cette aventure malheureuse illustre, une fois de plus, les dangers des garanties d'emprunt que les collectivités territoriales accordent, d'autant plus facilement qu'elles n'impliquent pas de dépenses budgétaires immédiates et que les collectivités sont tentées de faire confiance à des partenaires qui partagent, au moins en principe, les risques avec elles".
1999 / Pour Jean Tibéri "la Gaité est le lieu idéal pour accueillir le nouvel auditorium". Après réhabilitation, le théâtre offrira 2 100 places de concert, une salle de répétition et autres équipements propres à ce genre d'établissement.
Pierre Boulez fait connaître publiquement son désaccord.
2001 / "LE MONDE" :
La position de Bertrand Delanoë (PS) et celle de Philippe Séguin (RPR) « Etes-vous pour ou contre la construction d'un grand auditorium, à la Cité de la musique de La Villette ?
– Bertrand Delanoë  : Paris a besoin d'un auditorium de haute qualité acoustique, notamment pour accueillir les formations parisiennes et étrangères dans des conditions au moins équivalentes à celles qui prévalent dans les grandes métropoles internationales. De même, les orchestres parisiens doivent pouvoir disposer d'un lieu de résidence dans leurs propre ville – à commencer par l'Orchestre de Paris.       Il me semble nécessaire d'ouvrir la musique classique, au-delà d'un public dit d'"initiés".
» Dans cette optique, le cadre proposé joue un rôle non négligeable : la plupart des salles étrangères réputées sont intégrées à des pôles, des complexes où se déploient de multiples activités culturelles, ouvertes à des publics d'horizons divers. Les équipements dont Paris dispose aujourd'hui sont rarement en capacité d'offrir une réponse ambitieuse à ces "nouveaux publics". J'ajoute que sa proximité potentielle avec les jeunes professionnels du conservatoire doit être prise en compte.
– Philippe Séguin : Tout le monde s'accorde à reconnaître qu'il manque à Paris cette salle de concert de 2 000-2 500 places dont toute capitale est dotée pour recevoir notamment les grandes formations symphoniques. L'Etat avait décidé qu'une telle salle serait prévue et financée dans le cadre du grand projet de Cité de la musique. Seul l'auditorium de 800 à 1 000 places a été construit. Or l'intérêt de ce projet résidait justement dans la synergie qu'il induisait entre plusieurs des activités, des fonctions : le patrimoine, la formation, la création, la diffusion. Sans parler des actions qui pourraient être menées par le Parc de La Villette.
» Plusieurs métropoles ont montré l'intérêt résultant des pôles musicaux conformes à un modèle faisant coexister grandes et petites salles de concert. Pierre Boulez a donc raison de vouloir cette salle de concert à la Cité de la musique. Le rééquilibrage qu'une telle salle implique ne peut pas ne pas séduire un maire soucieux des équilibres urbains : l'Est a encore trop de quartiers défavorisés par rapport à l'Ouest pour qu'un véritable capital d'impulsion et d'animation ne lui soit pas dévolu.
– Quand comptez-vous inscrire la révision du plan d'occupation des sols (POS) à l'ordre du jour d'une réunion du conseil municipal ?
– B. D. : Je rappelle que cette réalisation relève de l'Etat. Le rôle de la Ville de Paris est un rôle d'accompagnement, et notamment, comme vous le précisez, en procédant aux modifications réglementaires du POS : l'espace disponible est aujourd'hui occupé par un parking en plein air. Mais, dans ces conditions, vous comprendrez que la date ne puisse être fixée qu'en fonction de l'évolution du dossier à l'échelon gouvernemental.
– P. S. : Il y aura lieu effectivement de se pencher au plus vite sur sa faisabilité, d'autant que j'ai pu me rendre compte sur place que le bâtiment existant ne demande qu'a être complété par cet auditorium. Ce qui semblait possible hier devrait l'être encore aujourd'hui ! Je n'attendrai pas que l'Etat se soit prononcé pour lancer la procédure. On aura levé l'hypothèque, en espérant qu'il ne se soit pas agi d'un alibi.
– Que comptez-vous faire de la Gaîté-Lyrique, que l'actuelle municipalité compte transformer en salle de concert ?
– B. D. : Tous les éléments d'analyse et d'étude montrent l'incohérence du choix de ce lieu : manque de place disponible pour une salle et une scène d'envergure ; impossibilité d'y intégrer une salle de répétition et d'y installer des locaux pour l'administration ou pour un orchestre en résidence. Les choses, heureusement, ne sont guère engagées en dehors d'un vague concours d'architecte. Pourtant, les projets pour la Gaîté-Lyrique ne manquent pas. Et la région Ile-de-France a inscrit 43 millions de francs au contrat de plan, pour l'évolution de ce lieu. Pour ma part, je serais plutôt favorable à l'implantation d'un lieu de création et de diffusion orienté vers les nouvelles technologies. Cependant, le choix final devra se faire dans la transparence et l'équité, en reposant sur une évaluation objective de chaque projet. Si je suis élu maire de Paris, je lancerai rapidement un appel à projet, public et ouvert, en y associant également des professionnels et des riverains.
– P. S. : Je me refuse à traiter la question de "l'affectation" de la Gaîté-Lyrique dans l'urgence. Il y a eu assez d'erreurs commises à son sujet ! Sur cette question comme sur celle de bien d'autres lieux, il est indispensable qu'une concertation puisse s'engager entre tous les partenaires impliqués, dans la mesure où la Ville de Paris partage cette responsabilité culturelle avec d'autres partenaires, dont l'Etat et le secteur privé. Mais il va de soi qu'un lieu comme la Gaîté-Lyrique devra être préservé au profit de la vie culturelle et artistique... »
Textes établis par Alain Lompech à partir des réponses écrites de M. Delanoë et de M. Séguin
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 24.02.01


éléments pour une histoire du Théâtre de la Gaité...

     
     
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